Demandervotre permis de conduire anglais auprĂšs de la DVLA. Il n’est pas obligatoire de faire une demande de permis britannique mais vous pouvez le faire auprĂšs de la DVLA. Il faudra remplir un formulaire D1, payer ÂŁ43 et envoyer votre permis de conduire français Ă  la DVLA. Quelques semaines plus tard, vous recevrez votre permis Unpeuple libre est autonome. Il choisit d’obĂ©ir aux lois qu’il se donne. Mais pour que cette libertĂ© ne soit pas fictive, il faut qu’elle puisse se manifester, que ce peuple possĂšde un territoire, une souverainetĂ© garantie par une armĂ©e, la capacitĂ© d’inscrire ses dĂ©cisions dans le rĂ©el et de peser dans ses relations avec les autres nations. Le choix n’est donc qu’un lagratitude est surtout le sentiment qui reste au fond du cƓur. L’intensitĂ© des Ă©motions que nous ressentons lorsque nous sommes pleinement reconnaissants imprime un sentiment de quiĂ©tude et de sĂ©rĂ©nitĂ© dans notre cƓur et influence positivement notre Ă©nergie. Encore faut-il que notre reconnaissance soit consciente, sincĂšre et honnĂȘte. Deplus, la meilleure forme n'est pas la dĂ©mocratie qui repose sur le simple quantitatif - or si tout le monde est d'accord pour faire une connerie, cela reste une connerie - mais la RĂ©publique (res publica) qui est le souci du bien commun - hors de tout intĂ©rĂȘt communautariste - qui n'a pas Ă  ĂȘtre forcĂ©ment dĂ©mocratique. Pouravoir rĂ©primĂ© ce type de sentiments 2 x en 23 ans de vie commune avec ma chĂ©rie de vie, je peux dire que ça bouffe. Ça fait du mal, mĂȘme au couple et Ă  la famille sans qu’on le veuille ou le maĂźtrise puisque la tristesse se voit, se ressent. Il faut ĂȘtre fort pour passer outre. Fort seul et forts Ă  2. Bibou Jene sais jamais quoi rĂ©pondre. Pour ĂȘtre honnĂȘte, cet endroit me semble ĂȘtre une Ă©vidence. Je ne me verrais plus ĂȘtre ailleurs. Je suis tombĂ©e amoureuse du pays, de Santa Teresa (la ville oĂč je suis basĂ©e), de la nature, des « ticos » (les nationaux du Costa Rica) et de la culture si accueillante, bienveillante et spirituelle. Internet est aussi trĂšs performant au Costa Rica, la WsZX. Utilisez le dictionnaire Français-Espagnol de Reverso pour traduire il faut ĂȘtre honnĂȘte et beaucoup d’autres mots. Vous pouvez complĂ©ter la traduction de il faut ĂȘtre honnĂȘte proposĂ©e par le dictionnaire Reverso Français-Espagnol en consultant d’autres dictionnaires spĂ©cialisĂ©s dans la traduction des mots et des expressions Wikipedia, Lexilogos, Maria Moliner, Espasa Calpe, Grijalbo, Larousse , Wordreference, Real Academia, Diccionario, Babylon, Oxford, dictionnaires Collins ... Dictionnaire Français-Espagnol traduire du Français Ă  Espagnol avec nos dictionnaires en ligne ©2022 Reverso-Softissimo. All rights reserved. 403 ERROR The Amazon CloudFront distribution is configured to block access from your country. We can't connect to the server for this app or website at this time. There might be too much traffic or a configuration error. Try again later, or contact the app or website owner. If you provide content to customers through CloudFront, you can find steps to troubleshoot and help prevent this error by reviewing the CloudFront documentation. Generated by cloudfront CloudFront Request ID MKkCjYwQrjp1ImCkcmMAmKPRchUyPZhhULx3NJSrsYJHwaqmWEEsHg== L’évĂ©nement Tel-Aviv sur Seine » organisĂ© en aoĂ»t 2015 sur les berges de la Seine Ă  Paris n’aura pas constituĂ© l’aboutissement et l’illustration les plus achevĂ©s du vivre ensemble » et de l’amitiĂ© entre les peuples ». La premiĂšre de ces expressions, devenue aux yeux de certains un repoussoir absolu, le symbole sĂ©mantique de la faillite prĂ©sumĂ©e de la sociĂ©tĂ© multiculturelle, a vĂ©ritablement fait sa place en France dans les annĂ©es 1980. Elle devient alors un leitmotiv du militantisme antiraciste. Elle dĂ©signe une sorte d’impĂ©ratif, au regard de rĂ©alitĂ©s dĂ©sormais bien ancrĂ©es dans le paysage français, qui suscitent de multiples frictions face au choix historique de l’immigration, face au regroupement familial et Ă  la pluri-culturalitĂ©, il n’y aurait pas d’autre horizon possible que le vivre ensemble. Concept mou Le concept renvoie Ă  une coexistence pacifique des diffĂ©rentes composantes de la sociĂ©tĂ© française, auxquelles on ne dĂ©nie pas, Ă  chacune, le droit de conserver tout ou partie de son identitĂ©. Il se fonde toutefois sur des attentes diverses, les allogĂšnes pouvant ĂȘtre invitĂ©s Ă  relĂ©guer leurs marqueurs d’origine Ă  la sphĂšre privĂ©e ou, au contraire, Ă  les afficher publiquement, Ă©tant perçus comme une source d’enrichissement de la culture nationale, un moyen de la rĂ©gĂ©nĂ©rer par l’ouverture et la permĂ©abilitĂ© Ă  l’Autre. Les organisations antiracistes traditionnelles LICRA, MRAP, SOS Racisme ont longtemps dĂ©fendu, Ă  divers degrĂ©s, cette vision, mettant l’accent sur la valeur du mĂ©tissage, faisant l’éloge de la diffĂ©rence, vantant les mĂ©rites du brassage, fustigeant au contraire les attitudes ethnocentriques volontiers dĂ©signĂ©es comme des postures racistes. La rĂ©serve, l’hostilitĂ© et le rejet doivent ainsi laisser le champ libre Ă  l’accueil, la tolĂ©rance et l’amitiĂ©. L’amitiĂ© vertueuse d’Aristote En 1904, un pĂšre dominicain, ThĂ©ophile Coconnier, se penche dans un article publiĂ© dans La Revue Thomiste volume XII, sur la notion d’amitiĂ©. Questionnant tour Ă  tour Bossuet, Saint Thomas et Saint Augustin, il expose finalement une thĂ©orie de l’amitiĂ© dĂ©veloppĂ©e par Aristote dans Éthique Ă  Nicomaque, inspiratrice de Saint Thomas d’Aquin sur ce thĂšme. Dans le Livre VIII de l’Éthique, Aristote affirme l’importance de l’amitiĂ©, pour l’homme riche comme pour le malheureux. Élargissant son propos, il explique que l’amitiĂ© entre les États compte plus encore, aux yeux du lĂ©gislateur, que la justice c’est la concorde avant tout que les lois veulent Ă©tablir, comme elles veulent avant tout bannir la discorde, qui est la plus fatale ennemie de la citĂ©. Quand les hommes s’aiment entre eux, il n’est plus besoin de justice. » Le philosophe discerne trois espĂšces d’amitiĂ©, motivĂ©es par le plaisir, l’intĂ©rĂȘt ou par la vertu. Seule cette troisiĂšme espĂšce constitue Ă  ses yeux la vĂ©ritable amitiĂ©, ses protagonistes se voulant mutuellement du bien, d’une maniĂšre dĂ©sintĂ©ressĂ©e. La rĂ©ciprocitĂ© en est un des ressorts fondamentaux. Le vivre ensemble, creuset de l’amitiĂ© Aristote Ă©voque l’importance du temps et de la frĂ©quentation, intime et longue, dans le processus de construction de l’amitiĂ© L’amitiĂ© n’est pas chose qui s’improvise. Il y faut du temps et de l’habitude. 
 La volontĂ© d’ĂȘtre amis peut ĂȘtre rapide, mais l’amitiĂ© ne l’est point, car le proverbe a bien raison On ne peut guĂšre se connaĂźtre mutuellement, avant d’avoir mangĂ© ensemble des boisseaux de sel’. » Livre VIII, chapitre III Le PĂšre Coconnier estime que le philosophe se surpasse dans son exposĂ©, Ă  travers ces mots qu’il relaie Ce qui donc entretient l’amitiĂ©, ce qui la nourrit, ce qui la fait prospĂ©rer et fleurir, c’est, par-dessous tout, c’est, on pourrait presque dire, uniquement, le vivre ensemble, l’intimitĂ© de la vie. Car rien n’est si propre, rien n’est si cher, rien n’est si nĂ©cessaire aux amis que le vivre ensemble. » Livre VIII, chapitre V Auteur de la traduction, le thomiste rapporte Ă©galement cette formule du Livre IX rien n’est plus l’amitiĂ©, que le vivre ensemble » Livre IX, chapitre IX Cette amitiĂ©, explique-t-il, repose sur la communication et l’échange Échanger paroles et pensĂ©es, c’est lĂ  vĂ©ritablement ce qu’on peut appeler entre les hommes, la vie en commun ; et ce n’est pas, comme pour les animaux, d’ĂȘtre simplement parquĂ©s dans un mĂȘme pĂąturage. » Livre IX, chapitre IX Le dominicain termine son article en expliquant qu’Aristote pose deux conditions Ă  l’accomplissement de l’amitiĂ© ; il ne faut pas trop d’amis et il faut une certaine ressemblance entre les amis on peut observer sans peine que, dans les cas oĂč il survient entre eux une trĂšs grande distance de vertu, de richesses ou de telle autre chose, les individus cessent alors d’ĂȘtre amis, et ne se croient mĂȘme plus capables de l’ĂȘtre. » Livre VIII, chapitre VII RĂ©gĂ©nĂ©rer un concept Naturellement, le dĂ©tour par la philosophie antique ne se rĂ©vĂšle pas indispensable pour dĂ©finir l’amitiĂ©. Il est toutefois intĂ©ressant d’observer l’accent mis sur le principe du » conformĂ©ment Ă  la traduction vivre ensemble. Il sous-tend les notions de partage, d’accord, d’intimitĂ© et de communication. C’est d’ailleurs sous ce dernier terme que Saint Thomas rĂ©sumerait, d’aprĂšs ThĂ©ophile Coconnier, l’idĂ©e de vivre ensemble. Enfin, il faut souligner l’apparence conceptuelle, par l’opĂ©ration de traduction du contributeur de La Revue Thomiste, donnĂ©e Ă  l’expression le fait de vivre ensemble apparaĂźt sous la forme le vivre ensemble ». On ne saurait manipuler de maniĂšre anachronique la pensĂ©e du philosophe grec et celle du PĂšre dominicain Aristote parle bien, avant tout, de l’amitiĂ© entre des individus. Son intĂ©rĂȘt pour la vie de la citĂ© et sa conception de l’amitiĂ© entre les États n’interdisent toutefois pas d’imaginer que le raisonnement puisse ĂȘtre transposĂ© Ă  d’autres Ă©chelles, celle des populations et des peuples. La concrĂ©tisation de l’amitiĂ© paraĂźt alors, Ă  l’évidence, bien thĂ©orique et alĂ©atoire. L’exigence vertueuse et intimiste, impartie par Aristote Ă  l’amitiĂ© peut toutefois constituer un cadre principiel utile, propre Ă  nourrir une rĂ©flexion sur un concept qui risque aujourd’hui le galvaudage, ouvrant un boulevard aux attaques cyniques de ses adversaires de tous bords. 1A l’auberge des besoins de base, en 1979, on peut apporter son manger, son boire et sa musique. Quelles qu’aient Ă©tĂ© les louables intentions des fondateurs, la clientĂšle, tout en restant, pour l’essentiel, originaire du premier monde, ou liĂ©e Ă  des institutions qu’il domine, est devenue fort mĂ©langĂ©e. Seuls les obscurantistes de la croissance pour la croissance et les illuminĂ©s de la rĂ©volution pour la rĂ©volution ne sont pas au rendez-vous. 2Et nous autres, qui n’avons jamais pensĂ© que la croissance des importations d’armements, de whisky et de conditionneurs d’air nourrissait ceux qui ont faim, et qui, d’autre part, estimons que la rĂ©volution ne tombe pas du ciel pour rĂ©soudre tous les problĂšmes, sommes bien forcĂ©s de reconnaitre qu’il y a du vrai dans la stratĂ©gie des besoins de base. 1 Voir Ă  ce sujet, p. Spitz, Violence silencieuse famine et inĂ©galitĂ©s », Revue internationale de ... 3L’unanimitĂ© qui se rĂ©alise autour des besoins de base contre la croissance Ă  tout prix » ne rend pas cependant une exacte justice au discours des partisans de cette doctrine. Ceux-ci prennent en effet argument de l’effet de percolation trickle down que produirait la croissance au bĂ©nĂ©fice des pauvres. L’économie utilise bien souvent des analogies tirĂ©es des sciences physiques et naturelles. La thĂ©orie de la percolation me semble excellente Ă  partir du moment oĂč son champ analogique est explorĂ© dans toute son Ă©tendue. Parler de percolation de l’eau dans le sol signifie simplement que l’eau passe d’une couche du sol Ă  une couche infĂ©rieure Ă  proportion inverse de la capacitĂ© de rĂ©tention de la couche supĂ©rieure. L’histoire du monde montre que les groupes sociaux dominants ont une forte capacitĂ© de rĂ©tention. Il ne faut pas s’étonner dĂšs lors que les groupes sociaux dominĂ©s ne reçoivent qu’une fraction trĂšs faible, ou mĂȘme nulle de ce que l’on appelle par une autre analogie naturelle les fruits de la croissance ». Il faudrait certes replacer dans un cadre plus gĂ©nĂ©ral ces analogies de ce-qui-percole Ă  insĂ©rer dans un cycle de l’eau ou du profit, en faisant remarquer que ce ne sont pas ceux qui travaillent directement la terre qui en recueillent les fruits1. 2 La notion de participation en est un autre exemple. 4Les besoins de base forment le dĂ©nominateur commun, le plus petit certainement que l’on puisse trouver, entre ceux qui pensent que si les pauvres ne sont pas nourris ils peuvent menacer l’ordre social et qu’il vaut mieux leur donner leurs calories avant qu’ils ne les arrachent, ceux qui espĂšrent Ă©mouvoir les nantis en mesurant la pauvretĂ© et en comptant les vrais pauvres, ceux qui enfin souhaitent un profond changement social mais, divisĂ©s sur les moyens, trouvent commode d’utiliser un langage commun entre eux et avec les prĂ©cĂ©dents. Langage minimum de base qui permet de prendre langue dans l’ambiguĂŻtĂ©2, et Ă  travers colloques, confĂ©rences et sĂ©minaires de garder le contact avec les reprĂ©sentants des forces que l’on veut combattre. En se donnant l’illusion qu’elles vont entendre raison. 5Et, dans cette harmonie provisoire, chacun de dĂ©finir la liste des besoins qui nous semblent essentiels pour les autres. Besoins du rĂšgne animal, puisque nous ne sommes pas des vĂ©gĂ©taux. Il nous faut donc manger des vĂ©gĂ©taux ou des animaux mangeant des vĂ©gĂ©taux ou des animaux mangeant des animaux. 3 ...” ” ” Cet article n’ayant, d’évidence, aucune prĂ©tention scientifique, ces guillemets et points ... 6Bref, pour vivre, les hommes doivent manger si possible tous les jours et suffisamment. Il a fallu pour Ă©crire les mots prĂ©cĂ©dents une longue histoire de deux Ă  trois milliards d’annĂ©es, l’invention de l’écriture, la formation du français moderne, une suite Ă©galement fort longue de vies individuelles, de copulations fĂ©condes, de grossesses menĂ©es Ă  terme jusqu’à l’individu qui Ă©crit ces lignes. Il a lui-mĂȘme dĂ» acquĂ©rir avec courage et obstination des fragments de connaissances dans le domaine de l’agriculture et de l’alimentation. Aussi, fut-il invitĂ© Ă  Ă©crire ses pensĂ©es sur les besoins alimentaires de base par un membre de l’équipe de rĂ©daction de ces honorables Cahiers, rencontrĂ© dans un escalier3. 7A ce point du hasard et de la nĂ©cessitĂ©, il faut donc maintenant poser la question qu’il m’a Ă©tĂ© demandĂ© de traiter, et tenter d’y rĂ©pondre comment fixer une ration alimentaire journaliĂšre minimum ? Vieux casse-tĂȘte des intendants des armĂ©es du monde, et en particulier des intendants de marine car le pillage en plein ocĂ©an est difficile, des directeurs de prison et des pensionnats de jeunes filles pauvres. 8Les prisonniers de toujours doivent ĂȘtre capables de survivre sans coĂ»ter trop cher Ă  l’Etat, les marins du xviiie siĂšcle de tirer sur leurs cordages, les jeunes filles de l’aristocratie pauvre du siĂšcle suivant de lire Racine sans maux de tĂȘte et de jouer la Marche Turque sans s’évanouir sur leur piano. 4 Sous le second Empire, l’administration des hĂŽpitaux de Paris accordait 8 centilitres de vin aux en ... 9L’intendant a une fonction spĂ©cialisĂ©e dans une institution spĂ©cifique bien dĂ©limitĂ©e. Le nombre prĂ©visible de consommateurs rend la planification aisĂ©e. L’intendant rationneur-des-besoins-de-base-au-moindre-coĂ»t contrĂŽle le contenu de chaque assiette ou d’une gamelle collective en autogestion, ce qui accroĂźt la participation, et donc le conflit, la louche Ă  la main. Mais il doit veiller aussi Ă  s’écarter du strict nĂ©cessaire » pour, en termes militaires, amĂ©liorer l’ordinaire Ă  l’occasion de fĂȘtes prĂ©vues par la coutume, pour maintenir le moral, l’amĂ©liorer. Dessert du dimanche, dinde de NoĂ«l la suppression des repas de NoĂ«l dans une prison française a rĂ©cemment provoquĂ© une mutinerie, repas d’aprĂšs-distribution des prix, litre de vin pour mieux tuer l’autre ou pour stimuler la crĂ©ation4. 10Les patrons des mines de charbon du xixe siĂšcle europĂ©en ne distribuaient pas des rations alimentaires et des vĂȘtements ils devaient payer des salaires qui permettaient aux travailleurs d’acheter leurs besoins de base ». Fixer un salaire minimum pour un grand nombre de travailleurs Ă©tait une tĂąche nouvelle et difficile. Car, avec le nombre de travailleurs, augmentait la distance entre patrons et travailleurs, et par consĂ©quent, les risques d’erreur. Fixer le salaire trop bas, c’était risquer la rĂ©volte. Pour dĂ©finir le coĂ»t minimal de la reproduction de la force de travail dans l’ordre et la discipline, les patrons appelĂšrent Ă  la rescousse des spĂ©cialistes qui ont contribuĂ©, avec les intendants de l’armĂ©e prussienne, au dĂ©veloppement de la nutrition moderne. Dans les limites de ses revenus, Ă  chaque famille de mineur de dĂ©cider entre hommes, femmes, enfants, salariĂ©s, non-salariĂ©s du manger, du boire et de la musique, du quotidien, du dimanche et des fĂȘtes. Prix du pain et taux de salaire Ă©taient Ă  l’ordre du jour. Et les citĂ©s miniĂšres d’Angleterre, de Belgique et de France sont ainsi devenues les monuments, peu visitĂ©s, de la stratĂ©gie patronale des besoins de base en matiĂšre de logement, d’eau potable, de chauffage, d’éclairage, de lavage, d’instruction publique minimale, de formation mĂ©nagĂšre, pour que les femmes des mineurs ne restent pas une minute sans travailler, et de santĂ©, pour que les mineurs silicosĂ©s puissent continuer de travailler jusqu’à Ă©puisement. 11A l’échelle de tout un pays, la tĂąche de dĂ©finir des besoins de base est plus difficile encore. Et plus Ă©trange. Car, qui sont-ils ces pauvres ? Ce sont des consommateurs, piĂštres consommateurs, mangeant la misĂšre et mangĂ©s par elle, mais consommateurs avant tout, ne nourrissant que les paupĂ©rologues. Socialement indiffĂ©renciĂ©s, groupĂ©s en magmas indistincts sous leurs lignes de pauvretĂ©, ils n’ont mĂȘme plus les prĂ©fĂ©rences individuelles que l’économie nĂ©o-classique du XIXe accordait au consommateur-roi. Consommateurs sans prĂ©fĂ©rences, ni dĂ©sirs, ni droits. 12Face Ă  ces Ă©conomistes justifiant l’exploitation des ouvriers du siĂšcle dernier, un mouvement socialiste syndicaliste est nĂ©, proclamant des droits droits Ă  l’alimentation, au logement, Ă  l’éducation ; droits Ă  la vie. Et pour cela, droit Ă  l’association, nĂ©cessitĂ© de la lutte. 13Etrange progrĂšs vraiment que de dĂ©finir, un siĂšcle plus tard, pour les pauvres des pays pauvres des besoins plutĂŽt que des droits. Les besoins, les experts les dĂ©terminent ; les droits ne s’octroient pas, ils sont toujours l’objet d’une lutte et ils posent le problĂšme de leur violation. Qui viole le droit Ă  la vie des pauvres des pays dominĂ©s ? 14Question embarrassante pour les dĂźneurs des besoins de base rĂ©unis autour de leur soupe Ă©clectique. Car, s’il y a, selon M. McNamara, une ligne Ă©mouvante de la pauvretĂ© et de la destitution, n’y aurait-il pas une ligne rĂ©voltante de l’accaparement et de l’opulence ? Et les reprĂ©sentants de l’accaparement et de l’opulence, insolemment debout sur leur ligne, ne sont-ils pas ceux qui dictent les politiques Ă©conomiques et violent les droits Ă  la vie des exploitĂ©s, des sans-travail, des sans-pouvoir ? 15Etrange progrĂšs que de parler des besoins de base sans parler des besoins du sommet. Les reprĂ©sentants du pouvoir parlent souvent plus clair, comme ce Chef d’Etat d’un pays pauvre qui, depuis le dĂ©but de son rĂšgne, dit qu’il faut enrichir les pauvres sans appauvrir les riches ce qui n’exclut pas d’enrichir ces derniers. 16Etrange progrĂšs lorsqu’on remonte le cours des siĂšcles des civilisations qui nous ont laissĂ© des documents Ă©crits Ă  toutes les Ă©poques, des voix se sont Ă©levĂ©es contre les abus et les excĂšs des puissants, et ont opposĂ© la pauvretĂ© des uns et la richesse des autres. 17Les lettrĂ©s de Chine de l’an 81 avant JĂ©sus-Christ n’ont pas fait silence sur les besoins du sommet lorsque, dans la grande salle d’audience du Palais de l’Ouest de Tchang’an, ils s’adressaient au Grand SecrĂ©taire Sang Hongyang 18 Tandis que le peuple n’a mĂȘme pas une chemise Ă  se mettre sur le dos, les chiens et les chevaux des riches sont recouverts d’habits brodĂ©s. Le peuple Ă  la noire chevelure n’a mĂȘme pas la balle du riz pour se nourrir, mais les oiseaux et les animaux des grands se gavent de sorgho et de viandes. » 19Un peu plus tard, le Grand SecrĂ©taire leur rĂ©pondra 5 Dispute sur le sel et le fer, J. Lanzmann et Seghers Ă©diteurs, Paris, 1978. 20 Le gouvernement instruit le peuple par ses Ă©dits, il le rĂ©prime par ses lois. Quand les premiers sont sĂ©vĂšres, la nation est industrieuse ; quand les seconds sont fermes, l’ordre public est assurĂ©. »5 21Si l’on reconnaĂźt qu’il y a oppression et exploitation, alors il faut le crier plutĂŽt que d’accepter le consensus minimum, dĂ©risoire et trompeur des besoins de base. PlutĂŽt que de tomber dans le piĂšge de l’Homme Universel, ou de l’Homo Tropicalus, variĂ©tĂ© Pauper dont un scientisme du siĂšcle passĂ© dĂ©finit les besoins en calories et protĂ©ines. 22Ceux qui traitent les pauvres comme une masse anonyme de consommateurs sans classes, sans appartenances sociales ni culturelles, ceux qui leur dĂ©nient dĂ©sirs, pouvoir et voix ont la parole, le pouvoir et un dĂ©sir, celui de garder ce pouvoir et de le renforcer. Ils sont les reprĂ©sentants des comitĂ©s de gestion du capitalisme national et international qui, de l’auberge de la croissance pure, c’est-Ă -dire de la tour de contrĂŽle du maintien et de la croissance de leur pouvoir, envoient leurs esprits les plus Ă©clairĂ©s converser sur les besoins de base avec ceux qui, sincĂšres et Ă©mus, croient pouvoir convaincre le capital de n’ĂȘtre plus tout Ă  fait le capital, ou qui se demandent comment faire la rĂ©volution sans faire la rĂ©volution. 6 L’ouvrier continue Ă  suivre et satisfaire des appĂ©tits organiques plus que l’homme des hautes cla ... 23Le discours sur les besoins de base et sur la dĂ©finition des pauvres a Ă©tĂ© en Europe un discours majeur du xixe siĂšcle. De la fin du xviiie siĂšcle avec Bentham qui proposait de faire porter aux vrais pauvres un badge, Ă  la maniĂšre de l’étoile jaune et jusqu’à la PremiĂšre Guerre mondiale, avec Halbwachs dont La classe ouvriĂšre et ses niveaux de vie » paru en 1913 porte en sous-titre Recherches sur la hiĂ©rarchie des besoins dans les sociĂ©tĂ©s industrielles contemporaines »6, une immense littĂ©rature a Ă©tĂ© produite oĂč s’enracine la sociologie moderne. Classes laborieuses, classes dangereuses, les inspecteurs de la Loi sur les Pauvres visitent les ouvriers anglais des annĂ©es 1840, les enquĂȘteurs des Boards of Charity des annĂ©es 1860 cherchent Ă  distinguer les pauvres mĂ©ritants. Au dĂ©but du xixe siĂšcle, GĂ©rando passe des sauvages ConsidĂ©rations sur les diverses mĂ©thodes Ă  suivre dans l’observation des peuples sauvages », 1800 aux pauvres Le visiteur du pauvre », 1824, tandis qu’au dĂ©but du xxe siĂšcle, H. H. Mann, aprĂšs avoir appliquĂ© les mĂ©thodes de Booth et Rowntree Ă  un village anglais en 1904 premier dĂ©placement de la ville vers la campagne, dĂ©finit quelques annĂ©es plus tard besoins de base et ligne de pauvretĂ© en Inde. Il choisit d’abord pour cet exercice — le premier Ă  ma connaissance hors des pays industrialisĂ©s — une situation qui se rapproche le plus d’une usine ou d’une mine une plantation de thĂ© en Assam oĂč se pose le mĂȘme problĂšme de reproduction de la force de travail et de contrĂŽle social. 24Chacun Ă  sa façon, ces observateurs et les VillermĂ©, Mayhew, Buret, Levasseur, Chadwick, Le Play, QuĂ©telet, parlaient cela va sans dire pour d’autres de besoins de base et de lignes de pauvretĂ© de producteurs, d’ouvriers travaillant ou en chĂŽmage. 25Mais l’extraordinaire progrĂšs des sciences Ă©conomiques et sociales a permis de ressusciter les besoins de base dans les annĂ©es 1970 en mettant l’accent sur des consommateurs, plutĂŽt que sur des producteurs. Au-dessous de la ligne de pauvretĂ©, quelle que soit sa dĂ©finition, les besoins de base ne sont pas satisfaits. Pourquoi ? Je ne vois, de maniĂšre un peu schĂ©matique je l’avoue, que deux hypothĂšses ou ces consommateurs participent Ă  la production, qu’ils soient rĂ©munĂ©rĂ©s ou non travail des femmes, ou ils n’y participent pas. Lorsque la rĂ©munĂ©ration du travail est telle que ces producteurs ne peuvent assurer leur minimum vital et celui de leur famille, cela a un nom, cela est l’objet d’une lutte. Cela nĂ©cessite une organisation et cela a une histoire celle de la rĂ©pression politique et syndicale. Il reste aux chĂŽmeurs Ă  attendre les distributions de soupe populaire, Ă  mendier, voler ou mourir. La premiĂšre solution est la pire car elle encourage la paresse et diminue l’esprit d’entreprise. C’est pourquoi des centaines de milliers d’hommes et de femmes ont cassĂ© des cailloux pendant les famines de l’Inde pour mĂ©riter de survivre avec une ration calorique journaliĂšre infĂ©rieure Ă  celle des prisons de leur propre pays. 26La derniĂšre solution est la meilleure du point de vue du produit national brut per capita. Une mendicitĂ© modeste est l’occasion, par une aumĂŽne discrĂšte Ă  un pauvre mĂ©ritant, de produire un puissant sentiment de bien-ĂȘtre et de dĂ©licate satisfaction chez une personne charitable. Mais c’est une solution Ă  n’employer qu’avec discernement afin de ne pas favoriser un laisser-aller collectif. Il est difficile dĂšs lors d’en faire l’axe d’une politique de dĂ©veloppement. 27Pour pouvoir manger, puisqu’il le faut pour vivre, reste au chĂŽmeur, le vol. Ce crime est condamnĂ© car, comme le rappelle Anatole France, la loi dans son Ă©galitĂ© majestueuse interdit aux riches aussi bien qu’aux pauvres de coucher sous les ponts, de mendier dans les rues et de voler du pain ». La stratĂ©gie des besoins de base, qui a, semble-t-il, remplacĂ© celle de l’emploi et de l’organisation des travailleurs, devrait pourtant conduire logiquement Ă  recommander l’accroissement de ce moyen qui non seulement permet de satisfaire ces besoins de base, mais permet Ă©galement de stimuler la croissance. 28Du point de vue moral, il faut en effet noter que ce n’est pas la paresse qui est rĂ©compensĂ©e, mais l’habiletĂ©, le travail, l’imagination, la maĂźtrise de soi et l’esprit d’entreprise, qualitĂ©s que les voleurs partagent avec les usuriers et les marchands de cĂ©rĂ©ales en pĂ©riodes de famine. Avec des effets diffĂ©rents toutefois, puisque les voleurs ne nourrissent qu’eux-mĂȘmes et leurs familles en retranchant aux riches leur superflu, alors que les spĂ©culateurs ne nourrissent que les riches en retranchant aux pauvres leur nĂ©cessaire. 7 Premier prix une photo dĂ©dicacĂ©e par le PrĂ©sident de lui-mĂȘme signant un projet de dĂ©veloppement ... 29HĂ©ros de l’entreprise privĂ©e dans les pays pauvres, ces entrepreneurs dynamiques, voleurs, usuriers et accapareurs devraient ĂȘtre rĂ©compensĂ©s, les plus efficaces d’entre eux, par la Banque Mondiale7. 30Du point de vue Ă©conomique, le vol, ce crime contre la propriĂ©tĂ© privĂ©e, ne constitue pas une simple redistribution de richesses comme une analyse superficielle pourrait le laisser croire. Il faut en effet replacer ce crime particulier au sein de la division sociale du travail un philosophe produit des idĂ©es, un poĂšte des poĂšmes, un prĂȘtre des sermons, un professeur des traitĂ©s, etc. Un criminel produit des crimes. Si l’on regarde de plus prĂšs le rapport de cette derniĂšre branche de la production au tout de la sociĂ©tĂ©, on reviendra de bien des prĂ©jugĂ©s. Le criminel ne produit pas seulement des crimes, mais aussi le droit criminel, et par suite, le professeur qui fait des cours de droit criminel, et l’inĂ©vitable traitĂ© grĂące auquel le dit professeur jette comme marchandise » ses confĂ©rences sur le marchĂ© gĂ©nĂ©ral. Il se produit de la sorte une augmentation de la richesse nationale, abstraction faite du plaisir que le manuscrit confĂšre Ă  son auteur. 31Le criminel produit, d’autre part, toute la police et la justice criminelle, les juges, bourreaux, jurĂ©s, etc. ; et tous ces diffĂ©rents mĂ©tiers, qui constituent autant de catĂ©gories de la division sociale du travail, dĂ©veloppent des capacitĂ©s diffĂ©rentes de l’esprit humain, crĂ©ent de nouveaux besoins et, respectivement, de nouveaux modes de satisfaction. Ainsi la torture a donnĂ© lieu aux inventions mĂ©caniques les plus fĂ©condes, et elle a occupĂ© quantitĂ© d’honnĂȘtes artisans Ă  la production de ses instruments. 32Le criminel produit un effet tantĂŽt moral, tantĂŽt tragique, c’est selon ; il ne produit point uniquement des traitĂ©s de droit criminel et le Code pĂ©nal, partant, des lĂ©gislateurs de droit criminel, mais encore de l’art, de la littĂ©rature, des romans et mĂȘme des tragĂ©dies. Le criminel rompt la monotonie et la sĂ©curitĂ© quotidienne, banale, de la vie bourgeoise. Il empĂȘche la stagnation et suscite cette tension et cette mobilitĂ© inquiĂštes, sans lesquelles l’aiguillon de la concurrence lui-mĂȘme s’émousserait. 33Les rĂ©percussions du crime sur le dĂ©veloppement des forces productives peuvent ĂȘtre Ă©tablies jusque dans les dĂ©tails. L’industrie des serrures aurait-elle jamais Ă©tĂ© aussi florissante s’il n’y avait point de voleurs ? La fabrication des billets de banque aurait-elle atteint son degrĂ© de perfectionnement actuel s’il n’y avait pas de faussaires ? La chimie pratique ne doit-elle pas autant Ă  la falsification des produits et Ă  l’effort pour la dĂ©tecter qu’à l’honnĂȘte zĂšle du producteur ? Le crime, par ses moyens toujours nouveaux d’attaquer la propriĂ©tĂ©, fait continuellement surgir de nouveaux moyens de dĂ©fense, et agit ainsi d’une façon tout aussi productive sur l’invention des machines que les grĂšves. Et si nous quittons la sphĂšre du crime privĂ©, est-ce que le marchĂ© mondial aurait jamais vu le jour sans crimes nationaux ? Et les nations mĂȘmes se seraient-elles formĂ©es ? 8 Les riches Ă©tudient les pauvres, Ă©ternellement. Un magnifique champ de recherche Ă  peu prĂšs vierge ... 34Si le vol entre nations ne se punit pas d’emprisonnement cela pose un problĂšme technique presque insurmontable pour les pays pauvres, le vol des pauvres peut les conduire en prison. Ils peuvent y rencontrer ceux qui se battent pour des droits8. Et comprendre, comme George Jackson, qu’ils sont eux-mĂȘmes des prisonniers politiques, puisque victimes d’une politique qui leur dĂ©nie leurs droits Ă  la vie. C’est pourquoi, si, dans l’ensemble, les besoins alimentaires de base sont satisfaits dans les prisons du monde, on y meurt parfois de faim, au nom d’un besoin de base plus fort que la vie qui se nomme justice sociale. 35Au nom d’un besoin de base plus fort que la vie qui se nomme libertĂ©. Madame Caroline Proulx, ministre du Tourisme, C’est avec impatience et mais aussi apprĂ©hension que nous attendons les chiffres de l’industrie touristique pour l’étĂ© qui s’achĂšve. Ce secteur est parmi les plus touchĂ©s par les mesures sanitaires mises en place pour lutter contre la COVID-19. Certains parlent avec soulagement d’un Ă©tĂ© Ă©tonnamment chargĂ© dans certaines rĂ©gions, parce que les QuĂ©bĂ©cois ont redĂ©couvert les paysages majestueux de la GaspĂ©sie, de la CĂŽte-Nord et des Îles-de-la-Madeleine, ou encore la vie trĂ©pidante des grands espaces de Charlevoix. Tant mieux. Mais six semaines ne font pas une saison touristique, encore moins une annĂ©e. On rapporte que les restaurants ont Ă©tĂ© complets tout l’étĂ© en GaspĂ©sie, mais avec une capacitĂ© d’accueil maximale de 40 %, il n’y a pas de quoi cĂ©lĂ©brer. Et que dire de la situation Ă  MontrĂ©al! C’est un dĂ©sastre, le taux d’occupation des hĂŽtels et des restaurants est famĂ©lique. Pour ĂȘtre honnĂȘte, il n’y avait rien Ă  cĂ©lĂ©brer non plus de l’annonce du gouvernement caquiste en juin dernier qui promettait 753 millions $ pour aider Ă  la relance de l’industrie touristique ». Au-delĂ  du titre illusoire, on a rapidement compris que 92 % des sommes annoncĂ©es Ă©taient sous forme de PRÊTS. La proposition du gouvernement du QuĂ©bec pour aider nos 30 000 entreprises touristiques Ă  traverser la pire crise de toute l’histoire est donc de les endetter davantage? Des entreprises qui il y a Ă  peine un an Ă©taient florissantes sont aujourd’hui confrontĂ©es Ă  un manque inquiĂ©tant de liquiditĂ©s. Madame la ministre, ce n’est pas au beau milieu d’une pandĂ©mie que ces entreprises qui luttent pour leur survie vont rĂ©nover leur spa ou remplacer leurs fenĂȘtres comme vous le proposez. C’est d’une aide directe dont l’industrie a besoin. Finalement, du plan annoncĂ© en juin, il n’est restĂ© que 8 % des 753 millions $, soit 58,8 millions $, pour soutenir vĂ©ritablement l’industrie. Trop peu. Madame la ministre, inutile de se faire de fausses illusions ou de recourir au jovialisme qui caractĂ©rise frĂ©quemment l’action de votre gouvernement, car la saison touristique estivale 2020 est gĂąchĂ©e. Toutefois, vous avez aussi le devoir d’agir dĂšs aujourd’hui pour sauver ce qui peut encore ĂȘtre sauvĂ©; qu’allez-vous faire pour la saison du tourisme d’affaires qui s’amorce? Et pour la prochaine saison des festivals? L’industrie touristique n’a pas le luxe d’attendre des semaines avant d’ĂȘtre fixĂ©e. Il faut un plan, pas seulement des mesures Ă  la piĂšce, et il le faut dĂšs maintenant, parce que des milliers d’entrepreneurs quĂ©bĂ©cois, qui reprĂ©sentent plus de 400 000 emplois partout sur notre territoire, ont besoin de connaĂźtre la direction que vous comptez donner Ă  la relance touristique du QuĂ©bec. Parce qu’une fois qu’on a fait le triste constat qui prĂ©cĂšde, aussi bien penser Ă  l’avenir et aux beaux jours qui reviendront lorsque la pandĂ©mie sera derriĂšre nous, lorsque les festivals battront Ă  nouveau leur plein dans les rues de MontrĂ©al, quand des accents du monde entier se feront entendre dans les rues de QuĂ©bec et quand les produits et les paysages de chacune de nos belles rĂ©gions envahiront Ă  nouveau les rĂ©seaux sociaux des visiteurs du monde entier. MalgrĂ© le fait que nous soyons de formations politiques diffĂ©rentes, je vous offre mon aide afin de convaincre les ministres sĂ©niors de votre gouvernement du bienfondĂ© d’une aide directe, immĂ©diate et substantielle pour notre industrie touristique d’ici Ă  ce que les beaux jours reviennent. Car ils reviendront mais encore faudra-t-il que notre industrie touristique soit toujours en position d’accueillir et de sĂ©duire ceux et celles qui viendront nous visiter. Isabelle Melançon dĂ©putĂ©e de Verdun et porte-parole de l’opposition officielle en matiĂšre de tourisme

pour vivre hors la loi il faut ĂȘtre honnĂȘte